L'histoire fait froid dans le dos. Une femme, Latoya Ammons, affirme que la maison qu'elle vient de quitter est hantée et que ses enfants ont été possédés par des démons. La famille s'est installée dans une maison située sur la Carolina Street à Gary, une petite ville de l'Indiana (pas loin de Chicago). En novembre 2011, les premiers phénomènes étranges ont débuté. Il y avait de grosses mouches noires dans la véranda en plein mois de décembre. "On les tuait, tuait, tuait mais elles revenaient sans cesse", confie la mère de Latoya à un journal local.



La nuit, Latoya et sa mère, Rosa, entendaient des bruits étranges: des craquements dans l'escalier, des portes qui grinçaient dans la cuisine. Une nuit, la grand-mère a vu l'ombre d'un homme traverser le salon. Au sol, elle trouva de larges traces de bottes, encore humides.

En mars 2012, les phénomènes surnaturels ont empiré. Une nuit, vers deux heures du matin, la fille de Latoya, 12 ans, a été vue en pleine lévitation au-dessus de son lit. Elle semblait inconsciente. Rosa se souvient avoir été "terrifiée". La fillette s'est réveillée le lendemain matin sans aucun souvenir de cette étrange nuit.

Paniquées, les deux femmes ont appelé les églises de la région. On leur a conseillé de nettoyer toute la maison à l'eau de javel et à l'ammoniaque et de dessiner des croix à l'huile sur toutes les portes et fenêtres. Elles ont appelé des exorcistes qui lui ont conseillé de créer un autel. Elle ont recouvert une table d'un drap blanc au sous-sol et y ont posé une bible ouverte et une statuette de la Vierge Marie. Sur le conseil d'un exorciste, elles ont aussi brûlé de la sauge dans la maison. Les choses se sont calmées pendant trois jours. Pour empirer par la suite...

Les trois enfants de la famille, âgés de 7, 9 et 12 ans, se sont mis se comporter bizarrement. Ils avaient les yeux exhorbités, la voix plus grave, un sourire mauvais sur le visage. Latoya affirme avoir été, elle aussi, possédée par un démon. Tous parlent de chaleur intense, de sensations étranges, d'une impression de suffocation. L'un des garçons de Latoya a été soulevé et jeté contre un mur sans que personne ne le touche. Il y a eu de nombreux témoins de ces scènes effrayantes: les services sociaux, la police... Certains se sont mis à douter. D'autres ont pris Latoya pour une folle.

Les ambulanciers, les médecins, les psychologues ont imagé qu'elle battait ses enfants ou qu'elle souffrait d'une maladie mentale. Il n'en est rien. Latoya a été jugée parfaitement saine d'esprit et les enfants ne présentaient pas de marques de bleus. La police, elle-même, se disait alors terrorisée.

Les médias ont commencé à s'intéresser de près à cette famille possédée. Le fils de 7 ans a proféré des menaces terrorisantes. Les psychologues ont décidé d'enlever la garde des trois enfants à leur mère. Une décision provisoire, le temps que les choses s'apaisent. Aujourd'hui, Latoya a déménagé et a pu récupérer ses mômes. La maison de la Carolina Street a de nouveaux locataires et aucun problème n'a été signalé jusqu'à présent. "Mais j'ai vécu tout ça", confie la femme encore effrayée. "Je sais que c'est vrai."