Comment un requin de l'industrie considéré comme le chantre du capitalisme brutal s'est déguisé en agneau sous couvert d'actions philanthropiques en Afrique. Le reportage Le Monde selon Gate de Jérémie Drieu et Jean-François Monier à ce sujet est particulièrement instructif (voir la vidéo à partir de 14'30″). Ce documentaire évoque les contradictions entre le but altruiste de la Fondation Bill et Melina Gates et son financement.

 

Bill Gates

© Inconnu
 

Selon Charles Piller, les comptes de la fondation sont confiés à un fond d'investissement pour générer plus d'argents. Seuls les intérêts et les dividendes sont dépensés pour financer les actions de la Fondation mais le capital de l'ordre de dizaines de milliards de dollars est investit dans des entreprises rentables en contradiction avec les nobles objectifs de la Fondation comme l'industrie de l'armement, la finance...

Selon Charles Piller les entreprises dans lesquelles la fondation Gates investit sont des multinationales qui « créent la misère et les problèmes de santé... pour les gens dans les pays pauvres » (Déclaration de Charles Piller dans le reportage à 15'20). Sur les listings, près de 10 milliards de dollars ont été investis dans l'industrie de l'armement (MC Donnel Douglas...), des banques accusées d'avoir généré la crise économique mondiale, des multinationales qui bafouent le droit du travail et des géants du pétrole (Total...) qui polluent la planète et organisent le pillage des richesses du continent en soutenant les kleptocrates au pouvoir [1].

A la tête d'une fortune collossale, le milliardaire Bill Gates peut influer sur les politiques des pays pauvres notamment africains sans aucun contre-pouvoir. En Afrique, au Kenya, Bill Gates finance massivement les plants d'OGMs. Bill Gates a financé nombre de recherches sur les OGMs. La fondation Gates a investi 35 millions d'euros pour développer du maïs transgénique en Afrique en contradiction avec les politiques agricoles traditionnelles africaines. Monsanto et la Fondation Bill et Mélina Gates sont devenus partenaires en Afrique. Selon le reportage de Drieu et Monier, des groupes de salariés de Monsanto travaillent depuis 2007 pour la fondation Gates.