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Pourquoi il faut parler de la fin des temps

 

 
19.10.15 - Ce n’est pas parce que la fin des temps fait l’objet d’interprétations parfois fantaisistes que l’Eglise devrait éviter le sujet. Robin Reeve donne trois raisons d’en parler. Parti pris.
Découvrez sur ce site les autres articles de notre dossier consacré à la fin des temps

Peut-être choqués par les dérives et les controverses suscitées par la question de la fin des temps, on pourrait se demander s’il vaudrait mieux ne plus l’évoquer du tout. Mais opposer le silence à l’erreur n’est pas servir la vérité. Il n’y a pas d’Evangile sans perspective eschatologique. L’eschatologie, «étude des choses dernières», est une branche particulière de la théologie chrétienne.

 

Je vois trois raisons essentielles pour parler de la fin des temps.

1. Tout n’est pas fini
La situation présente est intermédiaire. Le plan du salut est en cours de réalisation: nous sommes tendus entre le «déjà» et le «pas encore». Jésus déjà mort et déjà ressuscité n’est pas encore revenu. Déjà pardonnés, nous ne sommes pas encore sans péché. Les guérisons miraculeuses que Dieu nous accorde déjà ne sont que les signes de la résurrection éternelle que nous n’expérimentons pas encore: c’est en espérance que nous sommes sauvés. L’Evangile n’a pas de sens s’il est amputé de son accomplissement éternel.

2. Jésus est le Seigneur
Résurrection et vie, le Christ est le cœur de l’attente de l’Eglise. Elle proclame: </>«Jésus est Seigneur!», annonçant prophétiquement une réalité qui n’est pas encore manifeste. Sa confession de foi implique nécessairement le retour en gloire du Christ.
Evoquer la fin des temps n’est pas d’abord promouvoir un calendrier. C’est attendre Jésus, qui revient. En étant centrés sur le Christ, les chrétiens apprennent à s’unir sur l’essentiel et à ne pas se quereller sur des points secondaires.

3. Ce monde passe!
L’ordre actuel du monde, corrompu, sera détruit et Dieu créera «une nouvelle terre, où la justice habite» (2 Pierre 3, 13). Des Eglises trop installées dans le présent idolâtrent le monde, soit par une philosophie humaniste, soit en vendant du bien-être immédiat. Elles croient être déjà dans le pas encore...
Par contre, nous savoir «étrangers et voyageurs sur la terre» nous garde en éveil sur le bateau ivre de ce monde. L’ivresse est une image biblique fréquente de l’indifférence eschatologique.
Nous remplissons notre rôle de prophètes - comme un Noé, un Esaïe et comme Jésus lui-même - avertissant l’humanité que l’ordre présent n’est pas son horizon et l’appelant à se réconcilier avec Jésus, avant qu’il ne soit trop tard.
Nous sommes aussi prêts à souffrir pour le Christ, car nos épreuves sont seulement présentes, face à notre avenir éternel de paix.
Oui, il est essentiel de parler de la fin des temps dans l’Eglise et au monde. Mais parlons-en bien! Maranatha!

Robin Reeve est enseignant à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs

 

http://www.christianismeaujourdhui.info/articles.php/pourquoi-il-faut-parler-de-la-fin-des-temps-13343.html

Tag(s) : #DISCUSSIONS BIBLIQUES