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« Si tu as des problèmes, tu dois prier » : Une chrétienne torturée en prison raconte comment la prière l’a soutenu

Une femme nord-coréenne qui a subi une persécution indescriptible alors qu’elle était emprisonnée pour sa foi a partagé comment ses temps de prière et la fidélité de Dieu l’ont soutenu dans les jours les plus sombres de son existence.

 

La vie d’Hannah Cho n’a jamais été facile. Toute petite, dans la Corée du Nord déchirée par la guerre, elle entendait souvent sa mère chrétienne implorer Dieu en ces termes : « Seigneur, Seigneur, aides-moi ». Face aux problèmes, Hannah l’avait également entendu déclarer, à mainte et mainte reprise, qu’il fallait prier :

 

    « La vie est difficile », lui disait sa mère. « Si tu as des problèmes, tu dois prier ».

 

C’est bien plus tard, alors qu’elle faisait face aux épreuves de la vie, que les paroles de sa mère lui revinrent en mémoire. Devenue adulte, rien, en effet, ne lui fût épargné, explique Portes Ouvertes USA qui rapporte son histoire. Après avoir perdu deux de ses six enfants très jeunes, son mari perdit également son emploi et elle dût vendre des objets sur le marché noir :

 

    « Je transporterais et vendais des repas lourds et congelés jusqu’à la montagne », a-t-elle déclaré.

 

Les conditions étaient si mauvaises qu’Hannah perdit un doigt et tous ses ongles. Un jour, alors qu’elle sautait d’un train en marche, elle endommagea de façon permanente ses jambes et sa colonne vertébrale.

 

Faisant quotidiennement face à ces conditions extrêmement difficiles, Hannah et sa famille, désespérés, décidèrent de fuir en Chine où il entendirent pour la première fois, grâce à un proche parent, l’Évangile dans son intégralité.  Hannah explique à ce sujet :

 

    « Nous avions vu la foi dans la vie de ma mère, mais ce jour là, nous l’avons compris. Nous avons tous accepté Jésus-Christ et nous avons ressenti la paix dans nos cœurs et une joie inexplicable. C’était comme si la saleté devant mes yeux avait été emportée et  que je pouvais enfin voir Dieu. C’était tellement rafraîchissant. Maintenant, je pourrais le suivre comme ma mère l’avait fait. »

 

Malheureusement, les épreuves ne faisaient que commencer.

 

Découverts par des agents secrets chinois, Hannah et son mari ont été arrêtés, puis déplacés de prison en prison avant d’être finalement renvoyés dans une prison nord-coréenne. Les conditions de détention étaient très choquantes. Un jour, explique Hannah, une détenue, une mère coréenne enceinte d’un homme chinois a été condamnée à tuer son bébé après l’accouchement. Comme elle refusait de le faire, le fonctionnaire de la prison a mis une arme à feu sur la tête d’une autre femme et l’a forcé à étrangler le bébé devant toutes les autres détenues.

 

Et ce n’était que le début.

 

    « Nous avons été séparés selon notre sexe », a t-elle déclaré. « Ma fille et moi avons été placées dans l’aile féminine et mon mari et mon fils – qui était alors juste un adolescent – dans une cellule avec des hommes. Nous étions tous appelés à subir des interrogatoires et à répondre  à des questions. Ils nous ont battu si durement. Quand il n’y avait pas d’interrogatoire, nous devions nous agenouiller dans nos cellules de 5h du matin à midi et ne pas parler » .

 

Même s’il était battu sans tenir compte de sa vie, le mari de Hannah a continué à témoigner aux gardes de la prison de la Corée du Nord.

 

    « Il a dit aux gardes qu’il était devenu croyant. Plus tard, il a dit qu’il n’avait pas d’autre choix. Après avoir vu ce qu’ils ont fait avec le bébé et que les gardiens ont menacé de tuer sa famille, il devait leur dire la vérité. Après sa confession, quatre d’entre nous ont été enfermés en isolement cellulaire – une petite cage. Nous n’avons pas reçu de nourriture ni d’eau et nous n’avons pu dormir. »

 

Le pire traitement était réservé aux prisonniers en isolement cellulaire, mais ce dure traitement a conduit le mari d’Hannah à devenir plus fervent dans son amour pour Dieu. Un jour, alors qu’il était torturé, il a crié :

 

     « Si croire en Dieu est un péché, je préfère mourir ! Tuez-moi juste ! C’est ma mission de vivre selon la volonté de Dieu ! »

 

En entendant cela, les gardiens lui enlevèrent alors ses vêtements et l’ont battu au point que sa peau a été totalement déchiquetée. Il

 

    « Quand il a perdu connaissance », rappelle-t-elle, « ils l’ont réveillé et ont recommencé ».

 

Hannah a aussi été proche de mourir :

 

«J’ai été déshydratée et battue jusqu’à perdre connaissance aussi. Quand je me suis réveillée, j’ai été reconduite dans une cellule avec ma fille et d’autres détenues. Ensuite, ils m’ont battu devant elles. Ma fille ne pouvait rien faire que pleurer silencieusement, ce qu’elle faisait jour et nuit.»

 

Pourtant, la famille d’Hannah a prié pour sa délivrance. Et le miracle s’est produit. Un jour, les gardes ont appelé Hannah et sa fille au bureau administratif.

 

    « Nous étions devant le député de la prison, en attendant d’entendre le verdict, nous priions désespérément et silencieusement dans notre esprit pour un miracle. Nous ne voulions pas souffrir et mourir dans un camp de prisonniers politiques ».

 

Sans explication, le député a annoncé qu’il accordait à la famille une amnistie spéciale et a déclaré qu’ils seraient libérés.

 

    « Dieu a répondu à notre prière », a déclaré Hannah. « Lorsque nous sommes sorties de la prison ce soir-là et que nous avons finalement été libérées, dès que nous nous sommes retrouvées seules, nous avons discrètement chanté un hymne ».

 

Après leur détention, la vie nord-coréenne étant trop dangereuse, Hannah et ses filles ont été contraintes de fuir en Chine. Le mari d’Hannah devait les rejoindre, mais il n’en fût rien. Incapable de surmonter la douleur et les maladies de la prison, il est mort peu après leur libération. Hannah vit aujourd’hui en Corée du Sud où elle sert Dieu.

 

 Dans ces jours sombres, Hannah a dit qu’elle ressassait continuellement les mots familiers de son enfance dans son coeur.

 

    « En Corée du Nord, ma mère m’a seulement enseigné une prière. Mais je le prie toujours tous les jours, pour ma famille et pour mon pays : Hanonim, Hanonim! Seigneur, Seigneur, aides-nous ! »

 

    

 

Isabelle Goepp

Chretiens.info

Tag(s) : #NOS FRERES SONT PERSECUTES